PROLOGUETHE KILL - 30 seconds to mars

PROLOGUETHE KILL - 30 seconds to mars♫
Aux potes
A ses années de folies
A nous, l'infini...



Prologue :



Assise sur ce muret, blouson en cuir, Ray Ban aux yeux, clope au bec j'attends.
J'attends sereine et calmement, j'attends que la mort me vienne. Car oui, je vais mourir ou non. Je veux mourir, je DOIS mourir.

Aujourd'hui c'est mon anniversaire, j'ai 18 ans. Heureuse de les fêter ?
Franchement j'en ai rien à foutre. J'aurais très bien put avoir dix, cinquante ans tout cela m'est égal et puis comme je vous l'ai dit. Je vais mourir.

Coupable, coupable, coupable. Ce mot résonne en moi comme une fatalité. C'est une fatalité. Coupable de la vie que j'ai choisi de mener. Coupable de mes actes et de mes erreurs. Coupable, coupable, coupable.

Je lève les yeux au ciel : il est emplit de nuages sombres et inquiétants. Un orage se prépare. Quelques gouttes de pluies m'atteignent.
Maintenant il pleut averse, je ne bouge et reste sur le muret. Je balance au loin ma cigarette trempée par la pluie. Rejetant la tête en arrière pour laisser couler l'eau sur moi, comme si je voulais y faire glisser mes péchés et les laisser là, en bas. Sur le sol.

L'heure tourne et j'attends toujours. Je soupire longuement.
En fait, tout à commencé le jour de mon anniversaire, le jour de mes 16 ans....

# Posté le dimanche 13 janvier 2008 07:00

Modifié le mardi 10 mars 2009 18:14

Chapitre Premier. "Et si je hurle, c'est pour que tu viennes me chercher" ♫ Lady Gaga -Vanity

Chapitre Premier.  "Et si je hurle, c'est pour que tu viennes me chercher"  ♫ Lady Gaga -Vanity
Chapitre Premier


Déambulez dans les rues de Lille et vous les verrez. Vous entendrez leurs rires, vous entendrez leurs joies. Ça crie, ça rie, ça vous dérange. Qu'est-ce qu'elle peut être fatigante, cette jeunesse. Cette jeunesse dorée qui vit d'un rien, et qui se réjouit de tout. Ne pas faire comme tout le monde, vivre à contre-sens. S'efforcer d'être décalé, un brin provocant. L'Alcool leur fait perdre le contrôle de leur vie bancale, transportée vers un ailleurs par leurs morceaux de Rock préférés. Pourquoi rester sage, quand le diable nous entraîne dans la danse ? Ça évite les emmerdes et les contraintes. Utopistes dans l'âme, ils refusent la réalité. Et ils vivent trop vite, et ils s'aiment trop fort, incarnant à eux seuls les membres d'une grande famille inséparable.






Mwa : Bon, j'me casse! J'en ai marre.
Je me dirige vers notre table et enfile ma veste en cuir marron et attrape mon sac : un American Apparel Vinyle.
Rerel : Naaaan Alice, reste merde!
Moi : Rerel, je m'en fou, sa me saoule et en plus je suis crevée.
Rerel : Nan sérieux, on est là pour toi et tu t'en vas?!

Je la regarde, elle rigole et elle est complètement allumée, elle a envie d'en finir maintenant et d'aller continuer à danser. Là pour moi... Ouais mais aussi pour les mecs.
Moi : Ok, ok je reste! Si sa peut te faire plaisir.
Je repose mon sac, je m'assoies, le regard dans le vide. Putain! Il est parti, il n'est pas resté. C'est de la merde. On fête mon anniversaire, j'ai 16 ans. Joyeux anniversaire Alice. Bon d'accord, la soirée avait SUPER bien commencée, tous mes amis étaient là et surtout LUI, Camille ... Ce gars que j'admire, ce gars qui est mon pote même un peu plus... Grand, brun, sourire magnifique et une façon bien à lui de vivre. Cette nonchalance, cette façon de se croire supérieure, ses cheveux en batailles, son style négligé mais toujours classe. Mais c'est un minet donc un bâtard ... C'est comme sa. Pourquoi? Parce que les minets sont en perpétuelle compétition entre eux pour obtenir le titre du meilleur chouilleur-baiseur de fille bourrées. Pathétique... Mais c'est devenu une vraie tradition à Lille.
Je regarde tout autours de moi, les mecs qui entourent les filles tels des chasseurs, près à bondir sur leur proie... Je lève les yeux au ciel et me relève rapidement.
Moi : Un whisky cola s'il vous plaît.
Je l'avale d'une traite, je cherche des yeux MA victime et enfin là voilà. Grand, Blond. PARFAIT. J'envoie rapidement un message à Lisa pour la rassurer ... Et je me mêle à la foule. Je me sentis étrangement euphorique. L'alcool était en train de faire son effet. Prise par la musique je me laisse emporter. Je ferme les yeux et, tout doucement, en dansant, je traverse la piste en suivant le rythme, heureuse au milieu de ses inconnus. Maintenant il ne me quitte pas des yeux, mes cheveux volent. Je danse en ondulant des épaules la bouche closes, en plein rêve. Puis j'ouvre les yeux et l'incite du regard à me rejoindre. Son corps chaud se colle au mien. Je n'entend même pas son nom, je ne veux pas savoir, je m'en fou complètement. Ce soir c'est l'éclate et je fait ce qu'il me plaît. Son souffle descend dans mon cou, j'en ai des frissons...
Inconnu : Attends-là princesse, j'arrive ;)
Je pouffe légèrement et m'appuie contre le mur, je passe la main dans mes cheveux lançant des regards charmeurs à tous ses hommes.
Rerel : Meeeuf! Je vois que tu t'es décider à t'amuser!
Rerel se tient à mon épaule, un cocktail à la main, le sourire aux lèvres.
Rerel : Faut que je te présente Anthony! Ce gars il a trop la classe! Bon, il a trente ans mais on s'en fou naaan?!
Mon inconnu revint avec 2 verres à la main.
Moi : Oui Rerel, on s'en fou. Bonne soirée ;)
J'attrape mon verre et sa main, l'emmenant dans un coin plus calme. Je bois plus doucement cette fois-ci, savourant mon cocktail. Je suis défoncée, j'ai le regard vicieux et sensuel. J'embrasse ce gars sauvagement, laissant aller ses mains ci et là sur moi, me foutant des conséquences. On est jeunes nan? Et je me dépraverais tant qu'il me le plaira de l'être ...



Elipse de quelques heures




La soirée touche à sa fin, les videurs et serveurs nous demande de sortir. Je ne tiens presque plus debout. Mon inconnu allait n'emmener dans son lit comme il me l'a plusieurs fois susurré à mon oreille. Deux silhouettes qui me disaient vaguement quelque chose apparurent.
Romain : Putain Alice, Tu es dans un état!
Moi : Romain... Camille, c'est vous?
Romain : Qui veux-tu que nous soyons?! Camille occupe-toi d'elle, je me charge de Rerel.
Malgré mon étourdissement mon c½ur battait vite au contact des doigts de Camille sur mon bras.
Camille : Excuse-moi mec, elle est avec moi ...
L'homme avec qui j'avais passé ma soirée semblait déçu de ne pas pouvoir aboutir à son projet qui était apparemment de me baiser comme une chienne.
Camille m'empoigna et me fit sortir devant le club pour attendre Romain et Rerel. C'était étrange, on se faisait aider par les deux plus grands bâtard de Lille mais ils étaient nos amis, non? On ne comptait plus toutes les conquêtes de Camille et celles de Romain (Masculines s'il vous plaît).
Mais j'aime me dire qu'un jour Camille sera à moi mais pas comme il est à moi d'habitude, non, à moi pour de vrai.
LUI&MOI

Camille : Dis-donc, t'aimes te foutre dans la merde toi.
Moi : Tu sais, elle vient toute seule la merde...

Il secoue la tête, passe sa main sur ma joue, un brin tendrement et sourit à Romain qui portait presque Rerel, elle, est rigolait de la situation et lui criait qu'elle savait parfaitement marcher...

Nous étions tous les quatre au milieu de la rue Solférino, Je me serre plus fort contre Camille.
Les enseignes des bars étaient quasiment toutes éteintes. Certains jeunes quicher sur le bord de la route, d'autres faisaient les cons encore sous l'emprise de l'alcool, et sa criait, et sa gueulait. Fous, fous d'amour et ivres d'insouciance...

5 h 30du matin, il était temps pour la jeunesse d'aller gentiment se coucher. Demain elle se devait de tous recommencer ce cirque. Mais à quel prix?










Voilà... Hum, vos impressions? C'est le commencement on va dire.







# Posté le dimanche 10 août 2008 16:02

Modifié le vendredi 02 octobre 2009 11:33

"La Décadence Est Là & Pourtant Vous N'existez pas ."

"La Décadence Est Là & Pourtant Vous N'existez pas ."
Chapitre Deuxième





vrr vrr.

Un portable qui vibre, deux corps chauds qui s'éveillent doucement et difficilement.
« Meuf, Rdv à Rihour dans une heure. »...
Saloperie de portable. Je m'étire telle une chatte. Une main me caressa doucement les cheveux puis la joue et les épaules, doucement, doucement... Elle descendit lentement jusqu'à ma hanche droite puis là, plus bas. Je m'empare de son poignet et dégage sa main. Et puis, brutalement au-dessus de moi pour m'empêcher tout mouvement :
Camille : Allez! J'ai envie de baiser.
Moi : Alors appelle une de tes salopes.
Camille: Mais toi tu es la meilleure de mes salopes.

C'est devenu un jeu entre lui et moi. Un jeu sadique certes mais on aime ça.
Je me place sur lui, lui susurrant à l'oreille certaines choses qui font accélérer son souffle. Mes lèvres effleurent les siennes et... BAAAAM! Je lui balance mon coussin dans sa gueule et je me lève, nue.
Moi : Je trace. J'ai à faire.
Je vais dans la salle de bain me doucher et me vêtir.
Camille : Ce soir, des potes de Paris viennent chez moi !
Il me gueule ça à travers tout l'appartement. Je l'entends à peine à cause de l'eau qui coule sur moi. Je me savonne et je me masse la nuque puis étira mes bras haut, tout en haut. Sur la pointe des pieds.
Camille : Oh mais pousse-toi un peu!
Moi : Je prend ma douche, vire.
Camille : Non. Tu prend UNE douche dans MA douche dans MON appart'.

Il me tira les cheveux en arrière pour dégager mon visage et me mordit la lèvre inférieur. Je le repousse et sort de la cabine de douche.
Moi : Putain.. Tu comprend rien.
Camille : Je suis têtu. Comme toi d'ailleurs...


Vrr, vrr
« Let's have some fun, this beat is sick
I wanna take a ride on your disco stick
Let's have some fun, this beat is sick
I wanna take a ride on your disco stick
 »

Moi : Oh joie! Mon père. Je réponds...
Camille : C'est ta vie, pas la mienne.

Je lui fis un magnifique Fuck et répondit à mon très cher père en prenant un ton ingénu :
Moi : Oui allô papa?!
Papa : Alice! Où es-tu?
Moi : Mais papa tu ne t'en souviens plus?! Je te l'avais dit pourtant! J'ai dormi chez Lisa.
Papa : Ah bon?.. Ah oui oui! Il me semble bien que tu me l'avais dit.
Moi : Mais moi papa je te dis toujours tout! Et puis voilà! Tu oublies.
Papa : Je suis désolé ma Chérie, le boulot ... Sa fait un bout de temps que je ne t'ai pas vu !
Moi : Mais c'est de la faute de ton boulot!Et puis c'est les vacances, je m'amuse .
Papa : Les jeunes ... Bisous ma Puce .

Il raccroche. Des mensonges toujours des mensonges... Je fouille dans mon sac pour y trouver mes fringues : Un tee-shirt Gap Bleu Marine, un short en jean, troué et clair . En dessous des collants opaques noirs, Derbies vernies à talon. Je me maquille très rapidement avec un simple trait d'eye-liner-liner ; et la touche finale, le Borsalino !
Camille est accoudé au bar de la cuisine, nu, me regardant, un petit sourire narquois aux lèvres.
Moi : Quoi?!
Camille : Rien, je regarde juste ce que tu es devenue.
Je lève haut le menton comme pour le défier. Je sais très bien ce que j'étais devenue et encore ce n'est que le début ... De toute manière c'est de sa faute. Ce mec est un salaud. Un vrai. Je l'aime. Il m'a mise dans son lit un soir, il y a un an alors que j'étais perdue, à la rue ...
Moi : Romain m'attends. Ciao.
Camille : A se soir.
Moi : Ou pas ! ...

Coup de vent. CLACK! Je sors de chez lui .


Romain : Meuf ! Tu es en retard !
Il accoure vers moi . Me fit la bise rapidement et m'attrape par le bras.
Romain : On va au Quai du Wault, et puis Hugo a acheté pour toi .
Il continue de me tirer par la bras et nous traversons le magasin Printemps pour aller rue Nationale puis vers le Square Foch . Je titube un peu, chamboulée par tous les passants .
Romain : Eeet doucement! Tu vas bien Alice ?!
Moi : Oui, oui . Ne t'inquiètes pas. C'est juste ... L'empressement!
Romain : Soirée difficile, nuit blanche ... Journée difficile!
Moi : Aaaah ! Mais nous arrivons, et bientôt adieux les soucis !

Il me regarde dans les yeux et me serre le bras plus fort .
Romain : « ON » ne se suffit plus ? ...
Moi : Bien sûr que si ! C'est juste que par moments, un petit coup de pouce c'est plus sympa!
Romain : Mmmh ...

Le reste du chemin se fit en silence. Je comprenais ce qu'il voulait me dire. Se créer un paradis artificiel, c'est pas ça la vie mais maintenant on est presque des adultes alors ... C'est un moyen pour qu'on puisse continuer à se voiler la face et puis pour se donner un genre . Finit l'innocence et vive la défonce! ...
Il reprit toute son assurance en arrivant devant notre « gang », des potes de soirée, des potes de beuveries, potes des première fois ... Les potes .
Hugo : Aliiiiceee! Putain sa fait trop longtemps ! Tiens, je t'ai pris 20e.
Il me tend deux sachets de 10 très très bien fourni .
Hugo : Regarde bien ses têtes! C'est vraiment de la bonne . Tu pars loin !
Moi : Alors nous allons faire un beau voyage!

Nous étions partis pour toute l'après-midi, partis pour rêver, partis pour déconner ...
Dans les fumées épaisses et parmi les rires, je me rappelait de ce que m'avais dit Camille se matin. Tant pis pour lui et son appartement. Se soir je ramène du monde !
Moi : Se soir on a une putain de grosse chouille les enfants! Il va falloir y mettre notre bordel!




Votre avis ?! =). Pour le moment j'installe leurs vie ...

La Bise . E.

# Posté le dimanche 28 juin 2009 16:36

Modifié le jeudi 29 octobre 2009 14:39